Refonte de site web : combien ça coûte et combien de temps ça prend ?
Une refonte de site va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers, et de deux semaines à deux mois. L’écart ne vient pas du nombre de pages, mais de trois décisions prises au tout début. Les voici, avec les montants et les délais correspondants.
Refaire un site, ce n’est pas une prestation, c’en est trois. Changer l’habillage d’un site qui fonctionne, refaire la structure d’un site qui ne convertit plus, ou repartir de zéro parce que l’ancien est irrécupérable : ce sont trois chantiers différents, à trois prix différents. Et la plupart des devis ne disent pas lequel des trois ils couvrent.
Voici ce que recouvre chacun, ce qu’il coûte, combien de temps il prend, et surtout ce qui fait déraper les délais — presque jamais le développement.
Trois refontes, trois chantiers
La refonte légère : on garde la structure
Votre site dit ce qu’il faut, il est simplement daté : typographie d’une autre époque, illisible sur téléphone, formulaire qui n’arrive plus. La structure est bonne, les textes tiennent encore. On refait l’habillage et la mécanique, on garde l’arborescence.
C’est le chantier le plus rapide, une semaine, et le seul où l’on peut promettre une date avec certitude : il n’y a rien à décider en chemin.
La refonte complète : on refait la structure
C’est le cas le plus fréquent. Le site ne reflète plus ce que vous vendez, les visiteurs ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, et les demandes de devis ne viennent pas. On reprend l’arborescence, les parcours, les textes et le référencement. Comptez trois à quatre semaines.
La refonte de croissance : on ajoute des pages
Même chantier que le précédent, plus une trentaine de pages destinées à capter des recherches précises — une page par service, par produit ou par ville — et un blog. C’est ce qui fait remonter un site sur des dizaines de requêtes au lieu d’une seule, et cela demande six à huit semaines.
L’écart de prix avec la formule précédente tient presque entièrement à un poste : écrire trente pages. À quatre ou cinq pages rédigées par jour, cela représente à soi seul plus d’une semaine de travail — davantage que le développement du site lui-même.
Où passe réellement le temps
C’est le point qui surprend le plus : le développement occupe moins de la moitié du chantier. Ce qui prend du temps, c’est de décider quoi dire et de l’écrire.
Conséquence directe : négocier le prix du développement revient à discuter les 40 % du milieu. C’est sur les 45 % du début qu’un projet se gagne ou se perd.
Ce qui fait déraper les délais
Une refonte qui prend trois mois au lieu de trois semaines, c’est presque toujours l’une de ces trois causes. Aucune n’est technique.
- Les contenus qui n’arrivent pas. Photos, textes, tarifs, mentions légales : tant qu’ils manquent, le site est un squelette. C’est la première cause de retard, et de très loin.
- Les validations en chaîne. Trois personnes qui doivent donner leur avis, chacune sous huit jours, ajoutent un mois au projet sans qu’une ligne ait été écrite.
- Le périmètre qui grandit. « Tant qu’on y est, on pourrait aussi… » Chaque ajout paraît minuscule ; dix ajouts minuscules font trois semaines.
Le développement d’une refonte tient ses délais dans neuf cas sur dix. Ce sont les contenus qui décident de la date de mise en ligne.
La parade tient en une phrase : les textes se rédigent avant le développement, pas pendant. C’est pour ça qu’ils sont compris dans chacune des trois formules — un site livré en attente de contenus n’est pas un site livré.
Ce que le prix comprend, et ce qu’il ne comprend pas
Un devis de refonte devrait toujours répondre à ces quatre questions. S’il n’y répond pas, ce n’est pas un devis, c’est une estimation.
- Les textes sont-ils rédigés, ou attendus de vous ? L’écart entre les deux vaut plusieurs jours de votre temps.
- Le référencement est-il repris ? Une refonte sans redirections fait perdre des années de positionnement Google en une nuit.
- Le code source vous est-il livré ? Sans lui, vous ne pouvez plus changer de prestataire.
- Qui paie l’hébergement et le nom de domaine ? Quelques dizaines d’euros par an, mais qui doivent être au nom de votre entreprise, pas de votre prestataire.
- Que devient le site après la livraison ? Un site n’est pas fini le jour où il est en ligne : la maintenance est ce qui l’empêche de se dégrader.
Refaire, ou réparer
Toutes les situations ne justifient pas une refonte. Si votre site est simplement lent, ou si une seule fonctionnalité manque, une intervention ciblée coûte une fraction du prix et se fait en quelques jours. Ajouter une fonctionnalité à un site existant est souvent la bonne réponse.
La refonte s’impose quand le problème est structurel : le site ne dit plus ce que vous faites, il ne se modifie plus sans casser, ou il repose sur une technologie qui n’est plus maintenue. Dans ce cas, réparer coûte plus cher que refaire.
Si vous hésitez entre les deux, envoyez-moi l’adresse de votre site : je vous dis lequel des trois chantiers il demande, avec le prix et le délai correspondants, sous 48 heures.
Questions fréquentes
Peut-on refaire un site sans perdre son référencement ?
Oui, à condition de rediriger chaque ancienne adresse vers son équivalent sur le nouveau site. C’est une demi-journée de travail, et c’est le poste qu’il ne faut jamais retirer d’un devis : sans lui, un site perd d’un coup des années de positionnement.
Combien de temps mon site sera-t-il indisponible ?
Aucun. Le nouveau site se construit en parallèle sur une adresse privée ; la bascule se fait en quelques minutes, une fois que vous avez tout validé.
Dois-je fournir les textes ?
Non, ils sont rédigés et compris dans les trois formules. Vous fournissez la matière — ce que vous faites, pour qui, à quels tarifs — lors d’un échange d’une heure.
Que se passe-t-il si le budget ne suffit pas pour tout ?
On réduit le nombre de pages, jamais la qualité de celles qu’on garde. Un site de quatre pages solides vaut mieux qu’un site de douze pages bâclées, pour vos visiteurs comme pour Google.
Développeuse indépendante à Angers. Huit ans de projets pour l’hôpital, les services de secours, l’aéronautique et l’assurance (CNP, Sodifrance), et trois applications publiées sur l’App Store et Google Play : Equio, VetSafe et Ellyo.