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Marie DadomoStudio de développement
Méthode

Les questions à poser avant d’engager un développeur web

Par
Marie Dadomo
Le
Lecture
4 minutes
En résumé
Douze questions, trois refus

Comparer deux devis de développement web sans être du métier revient à comparer deux prix pour deux choses qu’on ne connaît pas. Ces douze questions rétablissent l’équilibre : elles se posent en dix minutes, et les réponses vous en apprendront plus que le devis lui-même.

Vous avez trois devis. L’un est deux fois plus cher que les autres, un autre promet trois fois plus vite. Rien dans ces documents ne vous permet de savoir lequel est raisonnable — c’est normal : ils décrivent des livrables, pas des engagements.

Ces douze questions se posent par e-mail ou en rendez-vous. Elles ne demandent aucune compétence technique. Ce sont les réponses qui trient, et surtout la facilité avec laquelle elles viennent.

Sur ce que vous possédez à la fin

Ce sont les trois questions les plus importantes de la liste, et les moins posées. Elles déterminent si vous achetez un site ou une dépendance.

  • « Le code source m’est-il livré ? » La seule bonne réponse est oui, sans condition, et c’est écrit dans le devis. Un refus signifie que vous ne pourrez jamais changer de prestataire.
  • « À quel nom seront le nom de domaine et l’hébergement ? » Au nom de votre entreprise. S’ils sont au nom du prestataire, vous ne possédez pas votre adresse — et vous perdez tout le jour où il cesse de payer.
  • « Que se passe-t-il si je veux confier la suite à quelqu’un d’autre ? » La réponse doit être simple et sans embarras. Une hésitation ici en dit long.

Sur le contenu et le référencement

  • « Qui écrit les textes ? » Si c’est vous, c’est plusieurs jours de votre temps que le devis ne mentionne pas. C’est la première cause de sites livrés vides et de projets qui traînent des mois.
  • « Le référencement est-il compris, et jusqu’où ? » « SEO inclus » ne veut rien dire. Demandez ce qui est fait concrètement : titres par page, plan du site, données structurées, redirections.
  • « Comment mes anciennes adresses seront-elles redirigées ? » Question réservée aux refontes, et absolument décisive : sans redirections, un site perd d’un coup des années de référencement.
  • « Pourrai-je modifier les textes moi-même ? » Si la réponse est non, chaque virgule passera par une facture pendant toute la vie du site.

Sur le déroulement

  • « Quand verrai-je quelque chose ? » Un projet où l’on ne voit rien avant la livraison est un projet où l’on découvre les problèmes trop tard. Des maquettes avant le développement, puis des versions régulières.
  • « Que se passe-t-il si je demande un changement en cours ? » La bonne réponse décrit un avenant chiffré et validé avant réalisation. Un « on verra » finit toujours en désaccord.
  • « Combien de temps après la livraison les corrections sont-elles prises en charge ? » Un mois est courant et raisonnable. Zéro doit alerter.
  • « Que faites-vous si le site tombe dans un an ? » Cela dit s’il existe un après, et à quel prix.

Sur la personne

  • « Puis-je voir trois sites que vous avez faits, en ligne ? » En ligne, pas des images. Et récents. Visitez-les sur votre téléphone : c’est le meilleur aperçu de ce que vous allez recevoir.
  • « Qui travaillera concrètement sur mon projet ? » Chez un indépendant, la réponse est évidente. Ailleurs, la personne qui vend n’est pas toujours celle qui fait.

Les trois réponses qui doivent faire renoncer

Quel que soit le prix, quelle que soit la sympathie du premier rendez-vous.

  • « Le code reste chez nous. » Vous ne serez jamais propriétaire de votre site.
  • « Le référencement, on verra après. » Refaire la structure d’un site après coup coûte plus cher que de la faire correctement.
  • « Pas besoin de devis détaillé, on s’arrangera. » L’absence de périmètre écrit ne protège jamais le client.

Un devis se compare mal. Une réponse embarrassée à une question simple se compare très bien.

Ces questions valent pour un indépendant comme pour une agence — et le choix entre les deux répond à d’autres critères.

Si vous voulez poser ces douze questions à quelqu’un, écrivez-moi : je réponds à toutes, par écrit, avant même de parler budget.

Questions fréquentes

Un devis très inférieur aux autres est-il suspect ?

Pas forcément, mais il faut comprendre pourquoi. Neuf fois sur dix, l’écart tient au périmètre : textes non rédigés, référencement absent, pas de redirections. Comparez ce qui est compris, pas les totaux.

Peut-on demander à voir le contrat avant de s’engager ?

Oui, et c’est normal. Un devis sérieux précise le périmètre, les jalons de paiement, les délais et ce qui se passe en cas de demande supplémentaire.

Que faire si le prestataire refuse de livrer le code ?

Chercher ailleurs. Sans le code, vous ne pourrez jamais changer de prestataire, et chaque évolution future passera par lui au prix qu’il fixera.

Marie Dadomo

Développeuse indépendante à Angers. Huit ans de projets pour l’hôpital, les services de secours, l’aéronautique et l’assurance (CNP, Sodifrance), et trois applications publiées sur l’App Store et Google Play : Equio, VetSafe et Ellyo.

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